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Au Sénégal les détenus sont torturés jusqu'en perdre leurs bras.

Publié le 6 Avril 2013 par John Doe

Dakar le 27 Mars 2013 - © koaci.com-Après leur grève de la faim, suivie de la mutation du directeur de la prison, Boubacar Diatta, remplacé par Diadji Ndiaye, ce n’est pas encore le bout du tunnel à la prison du camp pénal où le millier de détenus menacent de se suicider.Ils disent fatigués des méthodes du nouveau régisseur Diadji Ndiaye qu’ils accusent de les avoir menacés et torturés. Ainsi, ils réclament son départ en rappelant que c’est sous son règne que le jeune Alioune Badara Mbengue a été torturé jusqu’à perdre ses bras.Pour leur grève de la faim début mars, ces détenus du camp pénal, l’une des prisons les plus peuplées du Sénégal, réclamaient de meilleures conditions carcérales qui respectent les droits élémentaires des détenus. Dans ce plan d’action minutieusement concocté, ils soutiennent qu’ils ne reculeront que «si les nouvelles autorités apportent des réponses concrètes à leurs revendications». Lesquelles s’articulent essentiellement autour de trois points dont un relatif à l’octroi d’un juge d’application des peines. Cela signifie simplement que tout détenu a le droit de bénéficier d’une remise de peine, à la condition sine qua non que le Juge d’application des peines lui accorde, de concert avec la commission mise sur pied par l’administration pénitentiaire. Celle-ci est composée, entre autres, du greffier de la prison, du chef de cour et de l’assistant social.Le durcissement de leur mot d’ordre avait amené la direction générale de l’administration pénitentiaire à ramener Diadji Ndiaye, qui avait quitté la tête de cette prison pour occuper les fonctions de coordonnateur de la section pénitentiaire de l’école nationale de police et de la formation permanente (ENPFP).L’administration pénitentiaire du Sénégal ne semble pas prendre au sérieux cette menace des détenus car, hier, Me Boubou Diouf Tall, président de l’observatoire national des lieux de privation de liberté soutenait : «Au camp pénal, il n’y a pas de torture, mais le surpeuplement y est une réalité».D’autres voix se lèvent dans l’administration pénitentiaire et soutiennent que les détenus du camp pénal «râlent parce qu’ils ne veulent pas que le nouveau directeur mette fin au laisser-aller qu’il y a».Ndiack FAYE

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